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du mardi 5 au samedi 9 mai / exposition
Filmer la musique
pass pour l'ensemble des projections + soirée de clôture : 13 euros
projections en entrée libre ou 3,50 euros
concerts 11/12 euros
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Jusqu'ici spécialisé dans les interventions sonores en milieu urbain, le collectif M.U. s'hallucine les pupilles et s'alourdit les paupières avec le festival Filmer la Musique : 5 jours et 5 nuits de films musicaux, de performances et de concerts à Point Éphémère et au Mk2 quai de Seine.
Un festival hybride, qui suit la volonté des deux programmateurs Olivier Forest et Éric Daviron d'échapper aux conventions du broadcast et de chercher ce qui se passe ailleurs , ce qui se trame dans les marges, dans la nuit, hors des sentiers battus, des chapelles et des conventions.
Des films donc, des documentaires, mais aussi des fragments, des tentatives, des captations live, des filmeurs en séries, des rush bruts.
Il s’agit opérer des connections, des frictions entre différents domaines, différents éléments, différents registres d’images: des caméras 16 et 35 mm de William Klein et de Jem Cohen, au caméscope de Joly/Punkcast dans la nuit New Yorkaise. Du super 8 du Bad Brain Movie de Paul Bishow aux Concerts à Emporter de Vincent Moon et de la Blogothèque. Des caméras télé hallucinées de TV Party au LSD visuel de Kiki Picasso.
Parce que filmer la musique, c'est impossible ; la musique, ça s'écoute, tout le monde le sait.
Alors quand on insiste, quand on essaye quand même, forcément ça déborde … ça dépasse … Ça regarde ailleurs. Et ça laisse entrer ce qui est là : la rue, la ville, le monde, la vie.
Une première édition sous le signe de l’énergie rock’n’roll, montée à toute allure au son du Hey Ho Let’s Go !! des Ramones.
Un festival punk rock et peace and love à la fois. Un festival de cinéma qui s’apprécie comme un festival de rock.
mardi 5 juin
Vernissage : ouverture du festival à 18h
Projections : à partir de 19h30
Scketches from a nightmare - Vincent Moon
Genesis P. Orridge - Marie Losier
+ sélection Filmer La Musique
Performances :
Les Cavaliers
David Linton
NAJ
Dj's
Concerts (20h30) :
Nicolas Ker
Eglantine Gouzy
Scout Niblett |
Mercredi 6 juin
Projections :
14h : White Noise - Olivier Forest et Napoléon, De Gaulle... et lui André Verchuren - Cédric Mal
16h : Instruments - Jem Cohen
18h : Blue is beautiful - James Schneider et The Bad Brains at Max's Kansas City - Paul Bishow
19h30 : Dogs in the sky / Too much class for the neibourhood - présenté par Marc Zermati
22h : Substitution n°4 - Kiki Picasso
Performances :
Anarchic Chic
Surprises et
Dj's
Concerts (20h30):
Paris
An Albatross
The Ponys |
jeudi 7 juin
Projections :
14h : TV Party - Danny Vinik
16h : Homemade Hillbilly Jam - Rick Minnich
18h : Benjamin Smoke - Jem Cohen
19h30 : Danielson : A Family Movie - JL Aronson
Performances :
Princesse Rotative
DOP
Concerts (20h30) :
dDamage
Eats Tapes |
vendredi 8 juin
Projections :
14h : Faust - Julien Perrin et Scketches from a nightmare - Vincent Moon
16h : Building a broken housetrap - Jem Cohen
18h : Dedans le sud de la Louisiane - Jean-Pierre Bruneau
19h30 : The Little Richard story - William Klein
Performances :
Trio : Gaspard Claus - Nina Dipla - Vincent Moon
Concerts (20h30):
Charles de Goal
Coming Soon
Panico |
samedi 9 juin
Projections :
13h30 : Sonic Youth - Sleeping night awake - Project Moonshine et Sonic Youth - Do you believe in rapture - Bradnem King
15h : Sun Ra : Space is the place - John Coney (séance présentée par Potemkine)
16h30 :Blank Generation - Amos Poe (séance présentée par les Editons Allia)
18h : Superstar : the Karen Carpenter Story - Todd Haynes
19h - séance de clôture : That's where we want to go - Shanti Masud et Voiture - Gallien Dejean
Performances :
Rock'n Roll Suicide
Auliac
Concerts (20h30) :
Cheveu
Signal Electrique
Dip = Dirty Important Persons
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+ Mirror ball cinéma : Le MIRROR BALL CINEMA est un festival à lui seul.
C’est là que se retrouvent les images qui ne sont pas des films, les
formats contemporains, les séries, les tentatives,
les archives … et les performances.
+ noise box : Une mini salle de projection en
accès libre - une immersion
physique dans l’image et le son. Un
endroit pour des pièces
abstraites, expérimentales,
musicales, des expériences
visuelles et sonores …
Et les invités surprises du BIG PURPLE VAN CLUB, « la plus petite
scène alternative roulante de Paris », qui viendra se garer tous les soirs du
festival devant Point Éphémère !
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SALLE XXO

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SKETCHES FROM A NIGHTMARE - Vincent Moon (France, 2006, 27 mn)
Vincent Moon en reportage Gonzo au festival ALL TOMORROW’S PARTIES.
Quand le preneur de son se lance à corps perdu sur une longue pente
alcoolisée, le film devient dyonisiaque,
habité de grondements et de bourdonnements, de vibrations,
de paupières mi-closes et de rires ébétés…
Une promenade saturée dans un noir et blanc huileux et scintillant.
GENESIS P. ORRIDGE / ROUGH EDIT - Marie Losier ( USA, 2007, 36 mn)(photo)
Depuis un an, Marie Losier suit Genesis P. Orridge et Lady Jay, en tournée
ou dans leur vie quotidienne, et les filme avec sa caméra 16 mm. Alors
accompagnez les pour une session de maquillage et une séance photo
dans les rues de New York, une promenade à l’exposition Dada et dans
Central Park ou une tournée en Europe. Quand on filme avec amour et
tendresse, ça se voit.
+ PROGRAMMATION SURPRISE
à partir de 19h30
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PERFORMANCES MIRROR BALL
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LES CAVALIERS (photo © Le Hiboo)
En costume 60’s ou en cagoule Lucha Libre, les
Cavaliers sonnent la charge entre rockab’ western et surf from the canal
de l’Ourcq.
DAVID LINTON
Des images d’une beauté étrange et envoûtante pour
une figure méconnue de l’underground new yorkais.
“The Bicameral Research Sound and Projection System” est une sorte de
cinéma primitif psychédélique, entre théâtre d’illusion électro-mécanique
et installation-projection où le signal video produit des sons qui produisent
des images... Le tout en temps réel, live...
NAJ “LAMP FALL”
A partir d’images filmées en 2001 lors du Magal de
Touba, le grand pélerinage annuel de la confrérie soufie des mourides au
Sénégal, l’installation recrée le mix sonore et visuel multi-sources
caractérisant cet événement.
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CONCerts
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SCOUT NIBLETT (Too Pure / Usa) (photo)
Comme une sorte de petite soeur teigneuse de Cat Power et de PJ Harvey
qui se serait perdue dans une forêt hantée … une forêt où il y a l’électricité
et où on peut brancher sa guitare électrique dans les cailloux et envoyer
des ballades rocailleuses.
www.myspace.com/scoutniblett
www.scoutniblett.com
EGLANTINE GOUZY (OSAKA Records / Fr – GB)
Rare française à avoir eu les honneurs du très pointue magazine anglais The WIRE, Églantine plie bagage juste après le concert et part enregistrer son prochain album dans la jungle indienne.
http://eglantinegouzy.free.fr
NICOLAS KER (Poni Hoax)
Quand il ne chante pas dans PARIS (Versatile), DIPLOMATIC SHIT (Skydog), ou PONI HOAX (Tigersushi), Nicolas Ker joue sur sa guitare des ballades sombres et romantiques et des rock’n’roll bruitistes et minimaux dans la lignée de son arbre généalogique : Scott Walker, Jeffrey Lee Pierce, Jim Morrisson et Lou Reed.
www.myspace.com/ponihoax
20h30. 11 euros |
salle xxo



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14h. Entrée libre
WHITE NOISE - Olivier Forest
(France, 2006, 47 min)
Au début des années 90, je joue avec Nicolas dans un groupe
qui s’appelle APE SEX. Il est chanteur et je suis guitariste; c’est un couple
classique du rock, et c’est un couple classique de l’adolescence.
Des années après, je lui propose de venir le filmer, de l’enregistrer un
après-midi chanter quelques-unes de ses chansons.
Rapidement, le film se transforme, et je reviens régulièrement
avec ma caméra. C’est une forme de retrouvailles.
WHITE NOISE est - doit être - un« petit film ». À la manière du DIY punk,
à la manière des maquettes qu’on enregistrait
sur un quatre-pistes à cassettes.
La volonté de travailler vite, d’aller droit au but,
sans trop s’embarrasser de scrupules techniques.
D’être plus soucieux de l’énergie et de l’intensité que du reste.
NAPOLÉON, DE GAULLE … ET LUI - Cédric Mal (France, 2004, 13 min)
André Verchuren et son fan numéro un. Une véritable histoire d’amour en
musette, la valse d’une vie …
16h
INSTRUMENTS - Jem Cohen
(Etats-Unis, 1998, 115min) (photo ©Michael Ackerman)
Loin du documentaire traditionnel, INSTRUMENT est un portrait de
musiciens au travail fait en collaboration avec les membres du groupe de
Washington DC, Fugazi. La musique et l’attitude âpre et sans concessions
du groupe trouvent un écho dans le collage d’images d’archives, de super
huit, de
performances live … qui viennent faire bloc pour donner une image
honnête de l’expérience musicale.
18h
BLUE IS BEAUTIFUL - James Schneider
(Etats-Unis, 1997, 30 min)
Le groupe de Washington DC, The MAKE UP, cherche à fuir les Etats-Unis
pour le Canada, à travers un réseau de clubs underground, de coffee
houses, et de « social clubs ». Dans une atmosphère d’urgence, chargée
de menaces, la musique puissante de THE MAKE UP, tendue et
intemporelle, et son attitude de farouche indépendance, trouvent leur
écho dans un 16 mm intense.
Quasiment improvisé sur la route avec le groupe, le film de James
Schneider est un chef d’oeuvre, quelque part entre science-fiction et
documentaire, habité de réminiscences de Chris Marker et des
inquiétantes intrusions de la fiction dans le réel.
THE BAD BRAINS – NYC – MAX’S KANSAS CITY - Paul Bishow
(Etats-Unis, Super 8, 1979, 30min)
Le premier concert à NYC des fabuleux BAD BRAINS de Washington DC, le
seul groupe noir de la scène hardcore.
Filmé en super 8, le film vient saisir l’énergie brute du moment, comme
un instantané fulgurant.
19h30
DOGS IN THE SKY / TOO MUCH CLASS FOR THE NEIBOURHOOD -
Séance présentée par Marc ZERMATI (photo)
Venez vérifier que les Dogs ont la classe ! Et qu’ils ont prouvé qu’un rock
tranchant et stylé était possible en France. Mais Marc Zermati en
personne viendra nous en dire plus. Et nous présentera des images tirées
des archives de son label, SKYDOG.
22h
SUBSTITUTION N°4 - Kiki Picasso
(France, 2002, 70 min) (photo)
Bienvenue dans la matrice ! Plongez dans un coin du monde, naviguez
dans le plasma visqueux des images pour ressurgir ailleurs, mais pas en
plein jour : toujours dans les faisceaux d’électrons, les lignes de codes, les
viscosités et les sécrétions sexuelles.
« Un western amibien », Marc Zermati.
Un polar paranoïaque : trafic d’organes, de lsd, espionnage, mutants sexuels,
terroristes…
Bienvenue dans un film liquide qui remplace le montage par la fonte et le
morphing, le cut par la mutation, et vient se tramer à toute allure autour
des assauts de Laurent Hô.
Graphiste au sein du groupe BAZOOKA qui dynamita les pages de
Libération en pleine explosion Punk, Kiki PICASSO ne s’est pas arrêté en
chemin. Activiste graphique, il décuple ses forces dans la vidéo.
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PERformances mirror ball
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ANARCHIC CHIC
Anarchic Chic … viendra … viendra pas … ?
C’est chic, c’est Anarchic.
+ DJ’S
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concerts
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PARIS ( Fr)
Nicolas Ker réactive PARIS, Ghost Rider parisien, entre train fantôme et
crooner spectral, pur sang rock’n’roll irrigué par Suicide et Primal Scream.
http://www.myspace.com/cthulucthuluftaghn
AN ALBATROSS (USA)
Décharge d’énergie, tunnel sonique, lyrisme torride et héroïque, bombardier
Hammond aux doigts lourds : An Albatross décolle et se fracasse
contre le mur du son, vers le ciel des « lazer viking ». Attendez-vous à
passer le concert quelque part entre le sol et le plafond !
www.analbatross.com - www.myspace.com/analbatross23
THE PONYS (Matador-In the Red Records / Usa) (photo)
Quand les Cavaliers font du surf et que Poni hoax se met au vert, The
Ponys, de Chicago, arrivent au galop ! Ca bourrine sur les riffs garage et
les hennissements de noise psychédéliques ! Rien à voir avec l’ambiance
cosy d’un poney club, avec cette horde de mustangs affamés on hurle à la Lune, et bien accrochés à leurs crinières on chevauche les territoires
obscurs du rock’n roll ...
www.myspace.com/theponys - www.theponys.com
20h30. 12 euros
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salle xxo

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14h
TV PARTY - Danny Vinik - VONST (Etats-Unis, 2005, 89 min)
« the cocktail party that could be a political party »
Animé par Glenn O’Brien et Chris Stein – le guitariste de Blondie – et
réalisé par le cinéaste Amos Poe, TV PARTY, c’est ce que la télé pourrait
– devrait - être si tout était encore possible.
Diffusé en direct sur les canaux de l’access tv New Yorkaise de 1979 à
1982, TV PARTY est un talk show chaotique, anarchique, provocateur, où
passe tout ce que le NY de l’époque compte de branchés : Blondie, Talking
Heads, Fab Five Freddy, The Clash, Jean-Michel Basquiat, Arto Lindsay …
Une télé du désordre, en état d’alerte permanent : les auditeurs appellent
en direct pour lancer des insultes, les animateurs disparaissent derrière
des nuages d’herbe, … Une télé joyeuse, anarchique, musicale… libre
comme les radios libres ont pu l’être à un moment.
Infusée à toutes les substances, ce serait une question de santé publique
que la télé s’inspire à nouveau de TV PARTY !
16h
HOMEMADE HILLBILLY JAM - Rick Minnich -
VONST (Allemagne, 2003, 80 min, super 16)
Le portrait d’une famille de musiciens des Ozark Mountains.
La complexité de la société américaine dans l’empilement des couches :
la musique, la famille, la tradition, l’église, la patrie…
Il y a un message complexe pour qui sait l’entendre : la générosité et
l’enfermement, l’hospitalité et le conservatisme, la foi et la liberté…
Et la relation des Américains et de leur imaginaire
à la nature et au paysage.
Mais aussi toujours cette musique qui circule sans cesse, ces chansons
qu’on se transmet comme des trésors… et ce lien qui se fait entre le passé
et la culture pop et rock.
C’est à travers son patrimoine musical que l’Amérique fait face à
ses racines complexes.
18h
BENJAMIN SMOKE - Jem COHEN
(Etats-Unis, 2000, 73 min, super 8 mm & 16 mm, color/black & white) VOST (photo ©Michael Ackerman)
Coréalisé avec Peter Sillen, le film est un magnifique portrait du légendaire
Benjamin Smoke, speed freak travesti vivant dans une banlieue perdue
d’Atlanta appelée « Cabbage Town » - Chouxville -, et leader du groupe
Smoke. Le portrait d’une Amérique en suspend, oubliée, délaissée,
déglinguée. Un univers bringuebalant, où rien ne fonctionne vraiment,
mais d’où s’échappe une musique grinçante et poignante, éraillée et
inoubliable comme la voix de Benjamin.
19h30
DANIELSON : A FAMILY MOVIE (OR, MAKE A JOYFUL NOISE HERE) - JL Aronson
(Etats-Unis, 2006, 105 min) VOST (photo)
Venez rencontrer la Danielson Family, un groupe de frères et soeurs qui
chantent leur foi chrétienne dans le circuit indie rock US. Mené par Daniel
Smith, alias Brother Danielson, le groupe s’est formé alors que le membre
le plus jeune avait 10 ans.
En chemin, on croise Sufjan Stevens, singer songwriter alors inconnu, qui
remplace un des membres de la family. Et devient entre temps une superstar,
alors que la musique de Daniel continue à susciter des réactions mitigées
entre une audience chrétienne perplexe et un public rock suspicieux.
Emmenée par la voix stridente de Daniel,
la musique de la Danielson Family ne rentre dans aucune case.
Pour en avoir le coeur net, venez écouter en ouverture du film ce qu’ils ont
joué le jour de la fête de l’école !
PUBS NOIR DÉSIR « L’HOMME PRESSÉ » -
Henri-Jean Debon
Interdites par le BVP (Bureau de vérification de la publicité)
« 11 points d’interdiction, je n’ai pas la liste sous la main, mais le 1er
point c’était : “Porte atteinte à la dignité humaine” » |
performances mirror ball
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PRINCESSE ROTATIVE (France, Purée Noire) (photo)
Co-fondatrice de Purée Noire,
Princesse Rotative fait depuis 2002 du chaos sonore son credo : mélodies
distordues, déferlantes de rythmes breakcore survitaminés ou de
hip-hop crasseux, le tout agrémenté de scratchs de mangas. Les concerts
de Princesse Rotative sont accompagnés de films d’animations sur lesquels
intervient la chanteuse et comédienne Abigail Green, et se transforment
ainsi en véritables performances.
http://www.myspace.com/princesserotative
DOP (France, Circus Company)
Le seul shampoing qui nettoie l’intérieur du
crâne. Let’s dance and dOP Yourself !
http://www.myspace.com/dopdopdop |
CONCERTS
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dDamage (Planet Mu / Fr) (photo © Arbelet Vincent)
Nnerd core et pc attack, les frères Hanak font brûler leurs machines et
fondre les circuits – broken bit, hip hop, sales guitares, voix saturées et
basses funky … Dance floor en fusion et grillage de carte mère en
perspective.
www.ddamage.org
www.myspace.com/ddamage
Eats Tapes (Tigerbeat6 / Usa)
Eats Tapes est un duo composé de Marijke Jorritsma et Gregory Zifcak,
musiciens et artistes multimédias originaire de Portland.
Adeptes d’antiquités sonores, synthés, boites à rythmes vintages et autres
jouets, ils bricolent une acid noise electro à réveiller les morts.
Pour danser jusqu’à l’épuisement dans les gémissements des circuits
analogiques.
www.myspace.com/eatstapes
www.eatstapes.com/
20h30. 12 euros
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SALLE XXO



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14h
FAUST Live in Lyon - Julien Perrin
(France, 2006, 67 min) (photo)
Filmée l’année dernière à Lyon dans un noir et blanc wendersien, une
magnifique captation live du légendaire groupe de krautrock, présentée en
exclusivité pour le festival.
SKETCHES FROM A NIGHTMARE - Vincent Moon
(France, 2006, 27 min) (photo)
Vincent Moon en reportage Gonzo au festival ALL TOMORROW’S PARTIES.
Quand le preneur de son se lance à corps perdu sur une longue pente
alcoolisée, le film devient dyonisiaque, habité de grondements et
de bourdonnements, de vibrations, de paupières mi-closes et
de rires hébétés… Une promenade saturée dans un noir et
blanc huileux et scintillant.
16h
BUILDING A BROKEN MOUSETRAP - Jem Cohen
(Etats-Unis, 2006, 63 min)
Autour d’un concert du furieux combo hollandais The Ex, le film passe
du noir et blanc somptueux du 16 mm aux couleurs saturées de la DV,
et s’intéresse aussi bien à ce qui se passe à l’intérieur qu’à l’extérieur de
la salle. Politique et poétique, Jem Cohen livre ici son idée de ce que la
musique et les gens qui la jouent pourraient être.
Et peut-être aussi le cinéma.
18h
DEDANS LE SUD DE LA LOUISIANE - Jean-Pierre Bruneau
(France, 1972, 45 min)
Superbe documentaire de 1972 sur la musique Cajun du Bayou, filmé et
monté de main de maître. Un monde en train de disparaître, une langue
fragile et émouvante, et des figures inoubliables, qui semblent surgies
d’un monde englouti. Descendants d’esclaves, fermiers, cultivateurs noirs
et petits blancs se retrouvent dans un chant rural, âpre et endiablé, teinté
de blues et de réminiscences européennes.
Le film a su capter un monde sur le déclin, perplexe devant le progrès, qui
s’adapte avec difficulté au monde de l’argent et de la technologie.
Un voyage dans le temps, qui fait surgir de façon stupéfiante à travers sa
musique un monde paysan, comme il a dû exister il y a longtemps chez
nous.
19h30
THE LITTLE RICHARD STORY - William Klein
(Canada-Allemagne, 1980, 90 min) (photo)
En présence de William Klein (sous reserve). Little Richard est le roi du
rock’n’roll. Même Chuck Berry l’admet. Ce qui est la preuve ultime.
William Klein nous emmène à Macon, Georgie, la ville natale de
Little Richard.
Ville du sud, après-midis de ciel gris et de chaleur, le DJ qui susurre dans
le poste qu’une équipe arrive en ville pour tourner un film sur le héros
local, mais que la vedette se fait attendre.
« C’est Little Richard Day … sans Litttle Richard »
De couples lynchiens en folles de province, le film relie la musique à sa
ville natale, à son environnement. La musique pousse de la terre, elle
surgit du sol, s’arrache des murs des maisons et de l’asphalte des rues.
Et, encore une fois, du bois des églises.
Little Richard, gominé Pompadour, scintillant de milles feux dans son
costume miroir, ruisselant, debout sur son piano ses bottes à la main, …
c’est le rock’n’roll dans toute sa splendeur, dans tout son éclat et dans
toute sa démesure.
Si le rock’n’roll est affaire de fous complets, alors venez rencontrer le plus
grand d’entre eux !
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Performances mirror ball
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TRIO : Caméra / Danse / Violoncelle
Une rencontre entre trois univers
exceptionnels : la caméra dansante de Vincent Moon se laissera entraîner
par le violoncelle parfois violent & parfois à bout de souffle de Gaspard
Claus ; l’un & l’autre en conversation avec le corps de la danseuse Nina
Dipla, de ses contorsions torturées, de ses fulgurances gestuelles. Le
temps d’une improvisation les trois amis se mettent à nu dans l’intimité
de la salle d’exposition du Point Ephémère. Les spectateurs choisissent d’y
assister en « live », ou sur un des écrans à l’extérieur de la salle où la
performance sera retransmise en direct.
+ SUPRISES & DJ'S |
concerts
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Charles de Goal (Garage Records / Fr)
Algorythmes, premier album de Charles de Goal, est considéré par nombre
de dj’s comme une oeuvre majeure, fondatrice du courant « minimal-
synth-punk ». Après un silence de 15 ans, le pionnier de la scène
post-punk française revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec une
formation live à toute épreuve.
www.myspace.com/charlesdegoal - http://charlesdegoal.com/
Coming Soon (Kitchen Music / Fr)
Un batteur qui joue du Ukulélé, un grand chanteur qui ressemble à Hugh
Grant, deux guitaristes avec des lunettes, des choristes qui surgissent
avec des xylophones, un bassiste qui chante … D’ailleurs en fait tout le
monde chante chez Coming Soon … le groupe se compose et recompose
au fur et à mesure des morceaux et vient livrer des sets enchanteurs.
Un rodéo indie folk, quelque part entre Hank Williams,
la Danielson Family et le Velvet.
www.myspace.com/starsoon
Panico (Tigersushi / France - Chili) (photo © Mauron Mongiello)
PANICO délivre un tropical punk amphetaminado dans des shows torrides
et moites.
Après être passé par une dizaine de majors dans leur pays natal, le
groupe a déménagé à Paris en 2001 et signé chez Tigersushi, où il
travaille avec Joakim (co-head de Tigersushi) et Christian Vogel (Super
Collider, Chicks on Speed...).
Panic Attack sur les fosses et les dance floor. La rencontre du feu sud
américain, de la crasse new yorkaise et de la stridence de Paris.
www.myspace.com/panicoband - www.panico-band.com/
20h30. 11 euros
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salle xxo



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13h30
SONIC YOUTH – SLEEPING NIGHTS AWAKE - Michael Albright
(Etats-Unis, 2006, 82 min) (photo)
Filmé par les étudiants américains d’un atelier vidéo, l’incontournable
combo new-yorkais joue live son dernier album et se livre tranquillement,
hors des codes médiatiques.
SONIC YOUTH – DO YOU BELIEVE IN RAPTURE - Braden King (Etats-Unis, 2006, 4 min)
Une élégie au CBGB, peu avant sa fermeture définitive.
15h
Sun RA : SPACE IS THE PLACE - John Coney
(Etats-Unis, 1974, 85 min) séance proposée par POTEMKINE
Dieu égyptien réincarné en jazzman cosmique (ou l’inverse ?),
Sun RA, aux commandes de son Arkestra,
est à la tête d’une oeuvre intrigante, polémique, irritante.
Et qui a suscité une production visuelleà la mesure de son excentricité et de sa démesure.
Embarquez pour un voyage cosmique, mystique, mégalo, musical avec
aux manettes du vaissseau spatial en véritable carton pâte certifié,
SUN RA himself, mystérieux et insaisissable.
Monument improbable de science fiction mystico-jazz et de Black Power,
de révolution et de religion, SPACE IS THE PLACE reste aussi inclassable
que son principal protagoniste.
16h30
BLANK GENERATION - Yvan Kral et Amos Poe
(Etats-Unis, 1976, 55 min) séance proposée par les éditions ALLIA
et présentée par François ESCAIG et Gérard BERRÉBY
Heureusement que ces images existent.
Télévision, Patti Smith, les Talking Head … Amos POE a su voir ce qui
se passait sous ses yeux. Il a su tourner sa caméra dans le bon sens et
capter l’insolence, l’arrogance et l ‘énergie d’une scène qui fut mythique
dès son apparition et qui continue de l’être.
En parallèle à PLEASE KILL ME de Leigh Mc NEIL et Gillian McCAIN.
PLEASE KILL ME est un chef d’oeuvre de la littérature et de l’histoire
musicale. Le punk et les origines du punk du côté américain … Cut Up de
paroles, d’interviews, de ragots, d’anecdotes …, c’est tout l’underground,
la contre culture, tout ce qui a préparé le mouvement punk, puis le punk
lui-même qui parle à travers ce livre fabuleux. Le murmure assourdissant
d’une « __ » Génération.
18h
SUPERSTAR : THE KAREN CARPENTER STORY - Todd Haynes
(Etats-Unis, 1987, 43min) (photo)
Un film d’animation entièrement interprété par des poupées Ken et Barbie,
et qui retrace l’histoire de Karen Carpenter et de son groupe, à travers les
années 70, ainsi que le combat fatal de Karen contre l’anorexie. Le film a été interdit par son frère Richard Carpenter, et par la société Mattel. Todd
Haynes réinvente ici avec virtuosité une façon de faire du cinéma et de
raconter des histoires. Déplaçant les frontières entre l’illusion, la légende,
le mythe, il créé un théâtre d’ombre contemporain scintillant et plastique,
dans lequel il nous happe dès les premières minutes.
19h : SEANCE DE CLÔTURE
THAT’S WHERE WE WANT TO GO - Shanti Masud
(France, 2005, 20 min, Super 8)
Un road movie en suspension, aérien, musical, sous le ciel clair de Floride.
Un film qui paraît glisser sans peine le long de la ligne d’horizon, et prend
le temps de dériver, de s’attarder sur les personnages qu’il rencontre.
Sur une bande son envoûtante et limpide, sensuelle, pleine de souffles
et de voix lointaines, de rumeurs de la mer, la vraie rencontre souriante
entre les Beach Boys et les Moldy Peaches.“That’s where we want to go”,
And that’s where I want to stay.
VOITURE - Gallien Dejean
(France, 2007, 49 min) (photo)
La tournée du groupe français CHEVEU sur la côte est américaine !
Un film punk et toxique, plein de champignons, de vannes de minibus, de
blagues répugnantes à base de nombrils et de noise garage joué dans des
librairies.
Un monument de Do It Yourself et un hymne à la joie punk.
En tous cas, un film emblématique de ce qu’on pouvait chercher dans le
festival.
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performance mirror ball
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PHILLIPE AULIAC - ROCK’N’ROLL SUICIDE / STARDUST MEMORIES
Sur un montage
d’enregistrements rares de David Bowie, Iggy Pop et Lou Reed, Philippe
Auliac fait apparaître sur les écrans du Mirror Ball des photos inédites de
ces trois icônes absolues du rock ‘n ‘roll. |
concerts - fête de clôture
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Cheveu (S-S records / Fr)
Cheveu est la dernière recrue du label américain S-S records. Munis d'un vieux Casio, d'une boîte à effets et d'une guitare, les Cheveu sont de purs produits de l'école lo-fi dans un registre garage rock psyché un tantinet électro. Une synthèse s'opère entre la rythmique minimaliste du vieux synthé, les riffs delta blues du guitariste et l'errance altérée du chanteur. Les observateurs y ont vu des réminiscences des Modern Lovers, Chrome Cranks, des Screamers voire du Velvet.
www.myspace.com/cheveu
Signal Electrique (Expressillon / Fr)
Les productions de Signal Electrique sont audacieuses et éclectiques, déversées à travers des sonorités électroniques fusionnant rock, punk, funk, dub et autres objets sonores non identifiés, immergées dans l'énergie du troisième millénaire.
www.myspace.com/signalelectrique
DIP = Dirty Important Person (Spacefactory / Fr)
Dirty Important Person alias Cyril Leclerc et Florian Parra sont deux OVNI de la scène rock électronique. Ensemble ils livrent des compositions issues d’un mélange electro-glam-punk, rythmiques et univers sonores déjantés, mélodies sexys et psychédéliques. Leurs prestations sont décalées, jubilatoires et excentriques.
www.myspace.com/dirtyimportantperson
+ guest & dj's
20h30. 11 euros
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Filmer la musique, c'est aussi au mk2 quai de seine les 7, 9 et 10 juin ... :
JEUDI 7 JUIN - 20h
THX 1138 – CINÉ CONCERT DE CYANN & BEN
director’s cut de Georges Lucas
(Etats-Unis, 1971, 85 min, 35mm, couleur)
SAMEDI 9 JUIN - 11h
DOWNTOWN 81
Edo Bertoglio
(Etats-Unis, 2001, 72 min, 35mm, couleur)
DIMANCHE 10 JUIN - 11h
STEP ACROSS THE BORDER
Nicolas HUMBERT et Werner PENZEL
(1990, 90 min, 35mm, Noir et Blanc)
retrouvez toute la programmation détaillée sur www.filmerlamusique.com et myspace.com/filmerlamusique
pour télécharger le cataogue complet du festival : ICI !
filmer la musique est une production du collectif M.U. (site)

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